Les écrits du patrimoine

Les écrits du patrimoine est une plateforme qui donne à voir un atelier de travail s’appuyant sur la notion d’écritures exposées (Fraenkel, 1994) et sur des études d’anthropologie de l’écriture.

Live → http://plateforme.accentgrave.net/

Les écrit du patrimoine

Design de la recherche

Cette plateforme numérique a été conçue pour le stockage, la manipulation et la diffusion des données.

Les données géo-localisées s’affichent sur une interface qui présente une carte du territoire dans lequel se sont déroulées les enquêtes. Ce système de visualisation permet de mettre en avant le contexte des données et s’appuie sur l’exemple d’autres recherches qui se sont données à voir par le biais d’une publication numérique (comme c’est le cas de la version web de l’enquête de Bruno Latour « Paris Ville invisible » [1]). Un autre enjeu identifié lors de l’élaboration de cette plateforme a été la visualisation de différentes « strates » de données. Les designers ont mis en place un système permettant d’articuler trois niveaux d’information : viz (visualisation tout public), data (les données géolocalisées, images, textes, données sonores), meta (des commentaires méthodologiques et pédagogiques constitués des retours des étudiants et des encadrants sur les démarches employées lors des enquêtes). Ainsi, différentes couches d’informations se combinent pour proposer une lecture adaptée à chaque type d’usage (de la simple consultation à l'outil de travail) et de visiteur (du grand public à l’utilisateur expert) tels qu’ils ont pu être déterminés au sein d’un cahier de charges [2].

La réflexion menée sur l’ergonomie du site a permis de mettre en place trois modalités de navigation : par dossier thématique, par mots clefs, par lieux. La plateforme a également été pensée pour s’adapter à tous les types d’écran (ordinateur, tablette, smartphone) et à tous les types de situations produites par le contenu. Puisque l’un des enjeux était de penser un outil de visualisation des données pouvant convenir aux différentes phases du projet développées au cours des années à venir, l’une de contraintes le plus importantes était de designer une interface présentant un contenu dynamique, en évolution constante et d’en anticiper les possibilités, les exceptions, les cas particuliers.

[1] LATOUR B. et HERMANT E., Paris, ville invisible, design Susanna Shannon, Les empêcheurs de penser en rond ; Paris, La Découverte, 1998. Version Web : http://www.bruno-latour.fr/virtual/index.html

[2] La rédaction d’un cahier de charges a permis de distinguer différents types de publics :

  • • Étudiants et professeurs de l’ÉSA Pyrénées, partenaires
  • • Étudiants et professeurs d’autres écoles et universités, chercheurs
  • • Visiteurs désirant avoir une vision globale du travail effectué ou des conclusions

Les objectifs et usages envisagés par le cahier des charges étaient les suivants :

  • • Visibilité d’un projet collectif
  • • Visibilité et «promotion» de l’école ÉSA des Pyrénées
  • • Visibilité de l’avancement du travail
  • • Un outil de dialogue entre les professeurs, les étudiants et les partenaires
  • • Un outil pour qui permettra aux différents partenaires de connaitre les différentes évolutions
  • • Un centre de documentation
  • • Organisation et récolte des données
  • • Archive du travail accompli
  • • Pour le public interne ce site devient un outil d’apprentissage
  • • Public externe ce site devient un objet communiquant

Réalisé collectivement avec Francesca Cozzolino, Julien Bidoret, Marine Illiet & Loïc Morizur à l'École supérieure d'art des Pyrénées